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Le japonais sur Mac

11 Fév

Il existe des dizaines d’applications d’apprentissage du japonais, aussi bien sous Mac OS X que sous Windows. Il ne s’agit pas ici d’alimenter le vieux débat des systèmes d’exploitation… Simplement, comme j’ai toujours utilisé un Mac depuis mon arrivée au Japon, je ne suis pas familier avec les outils disponibles sur les autres plateformes.

Le côté pratique du Mac pour ceux qui apprennent le japonais, c’est que de nombreux outils performants sont intégrés dans le système à l’origine. Ces outils sont au nombre de trois. Le premier, un clavier japonais qui permet de taper très simplement en phonétique et de transformer la saisie en temps réel. Le second, un dictionnaire bilingue japonais-anglais (pas de dictionnaire japonais-français en revanche…). Enfin, le troisième outil est un programme de dictée qui permet au Mac de lire des textes en japonais à haute voix.

J’ai réalisé dans chaque cas un court tutoriel vidéo expliquant comment activer et configurer l’outil. Il n’y a rien de plus facile : pas d’installation, tout est déjà dans l’ordinateur !

Taper en japonais

Le plus important est de pouvoir taper sur son ordinateur en japonais. La vidéo ci-dessous explique comment activer de manière très simple le clavier japonais sur un Mac. En écrivant en phonétique, les mots sont instantanément convertis en hiragana. Il est ensuite possible de les convertir en kanji en pressant la touche espace.

 

Dictionnaire japonais-anglais

Pour les personnes parlant anglais, ce dictionnaire est un outil incontournable pour l’apprentissage du japonais ! Il permet de traduire à la volée dans tout type de document, du PDF à la page web. Il suffit de sélectionner un mot en japonais pour en obtenir la traduction en anglais. La prononciation est également indiquée, ainsi que des informations complémentaires. Idéal pour créer des fiches de vocabulaire ! Consultez le tutoriel vidéo ci-dessous pour apprendre à utiliser cet outil !

 

Lire des textes en japonais

Mas OS X comporte un système très développé de dictée. Quel que soit le type de document, il suffit de sélectionner un passage du texte pour que l’ordinateur le lise à haute voix. Ce système est disponible dans de nombreuses langues – comme le français et l’anglais par exemple – y compris en japonais !  Il s’agit là encore d’un outil très pratique à l’apprentissage, notamment pour s’entraîner à la lecture de kanji.  Le tutoriel vidéo ci-dessous explique comment l’activer.

 

Un autre outil de traduction à la volée mérite d’être mentionner, il s’agit de Liquid, qui est compatible avec plusieurs navigateurs dont Safari et Chrome. Ce logiciel très intéressant ne se limite d’ailleurs pas à la traduction n’y à l’apprentissage des langues, mais s’y applique très bien !

Tokyo Fashion

23 Juil
Photos by The Bento Boy

 

S’il y a bien un thème que je ne pouvais pas manquer au sujet du Japon, et de Tokyo en particulier, c’est celui de la mode. Au pays des paradoxes, où l’uniforme est omniprésent de l’école primaire à l’entreprise, il existe un véritable engouement, une obsession même du vêtement, du look, du style. Les styles justement, on en trouve par centaines. Des idols déguisés en personnages de manga à l’ultra-chic des quartiers huppés, du hipster  au punk, du gothique au classique… Tokyo est un défilé permanent.

Mais qui, dans cette société si uniformisée, se permet donc de tels écarts ? Qui sont ces personnes, si nombreuses, à l’apparence parfois outrageuse, et forcément incompatible avec un boulot de salaryman ? Ce sont des étudiants du supérieur (la plupart des universités n’ayant pas d’uniforme, contrairement aux écoles, collèges et lycées) mais également des jeunes aux professions peu contraignantes ou en relation de près ou de loin avec la mode. Ce sont des serveurs, vendeurs, des coiffeurs ou des modèles. Des artistes, des entrepreneurs ou des freelancers.

 

 

Il m’est venu plusieurs fois l’envie de créer une partie de mon blog qui serait dédiée à la mode. Comme une mosaïque des styles tokyoïtes. Cependant, le sujet est tellement vaste qu’il me serait impossible de me consacrer à la tâche. Par ailleurs, un de mes amis a créé un blog visuel présentant divers styles, des photos qu’il réalise lui-même au gré de ses rencontres dans les rues de la capitale. Intitulé « The Bento Boy », je vous invite donc à jeter un oeil à ce journal personnel qui selon moi reflète bien l’éclectisme de la mode nippone.

 

Photo by The Bento Boy

Tsukiji : le marché aux poissons

29 Déc

Le marché de Tsukiji (築地市場, Tsukiji shijō) est le plus grand marché aux poissons au monde, et également un des plus grands marchés alimentaires toutes catégories confondues. Il est situé dans la préfecture de Chuo, au bord de la baie de Tokyo et non loin des tours de verre de Shiodome, un quartier d’affaire. On peut y acheter plus de 400 sortes de produits marins, des algues au caviar en passant évidemment par le thon, produit far, et même certaines espèces de baleines dont la vente est controversée. Environ 65 000 personnes travaillent dans cet immense industrie. Le marche de Tsukiji a ouvert ses portes en 1935, après que le tremblement de terre de 1923 ait détruit le précédent marché situé à Nihombashi.

Les vidéos Vodpod ne sont plus disponibles.

Le marché est composé de deux parties distinctes: le « in », marché grossiste réservé aux professionnels ; et le « off », composé d’une multitude de revendeurs, semi-grossistes ou vendeurs au détail. Le pic d’activité du marché se situe entre 5h00 et 8h00 le matin, et malgré cet horaire dissuasif les touristes sont relativement nombreux à venir visiter le fameux marché. L’accès au marché « in », le plus intéressant car c’est là qu’ont lieu les enchères, fait depuis quelques années l’objet de restrictions vis-à-vis des visiteurs. En effet, suite à la gène que ces derniers occasionnent parfois, l’accès leur a été interdit pendant plusieurs périodes depuis 2008. Depuis le début du mois de décembre 2011, le marché « in » est à nouveau interdit aux visiteurs pour une période indéterminée. Je m’y suis rendu à la fin du mois de novembre sans savoir que je faisais peut-être parti des derniers visiteurs autorisés à accéder à cette partie du marché! En fait, seule une toute petite partie du « in » était accessible, le nombre de visiteurs était limité et l’on devait porter des gilets fluorescents pour bien être repérables. Il était également interdit de sortir d’un chemin bien déterminé. Malgré ça, je me sens chanceux d’avoir assisté aux enchères dans cet endroit unique, d’autant plus qu’un projet de déménagement doit aboutir au transfert du marché dans de nouveaux locaux en 2014.

Je me suis rendu au marché accompagné de quelques amis dont un japonais, Ito. Alors que l’on commence à visiter les lieux, un vieux travailleur nous aborde. Il échange quelques phrases avec Ito qui nous présente, une amie et moi, comme étudiants de Todai. Le vieil homme s’étonne alors, nous félicite, et nous propose de visiter le marché à bord de son petit véhicule typique de Tsukiji! C’était d’autant plus étonnant que les travailleurs du marché sont plutôt réputés pour ne pas trop aimer les touristes… C’est le genre de chose qui ne m’arrivera pas une seconde fois! Fun!

(Si cette vidéo est bloquée dans votre pays, vous pouvez la visualiser ici)

Anniversaire de l’Empereur

25 Déc

L’empereur du Japon (天皇, tenno) est le chef de l’état japonais mais n’a qu’un rôle symbolique depuis 1947. L’empereur actuel, Akihito, est le 125e de sa lignée. L’origine de cette dynastie remonte au Ve siècle, il s’agit de la plus longue dynastie au monde. La famille impériale réside à Tokyo depuis le milieu du XIXe siècle.

Chaque année, à l’occasion de son anniversaire – le 23 décembre – l’empereur Akihito ouvre les portes de son palais aux visiteurs. Il s’agit de la seule journée où l’on peut entrer librement dans cette immense propriété située au coeur de Tokyo. En temps normal, seuls certains jardins sont ouverts au public. C’était donc l’occasion à la fois d’entrer dans le palais et de voir la famille impériale en vrai…

Les vidéos Vodpod ne sont plus disponibles.

L’évènement s’est déroulé en toute sobriété : pas de fanfare, pas de musique, pas de défilé, juste un discours succinct, une apparition d’environ cinq minutes. Comme d’habitude au Japon, tout était parfaitement organisé, les visiteurs divisés en plusieurs groupes et sous-groupes pour éviter toute bousculade. L’empereur a en réalité effectué trois apparitions aux côtés de sa famille à 30 minutes d’intervalle, afin que tout le monde puisse assister au discours. Lors de son apparition, la foule crie « banzai! », « longue vie à l’empereur! ». Je n’ai pas compris le discours dans sa totalité, mais l’empereur a fait référence au tremblement de terre et au tsunami de mars ainsi qu’au typhon qui a frappé l’archipel au mois de septembre dernier.

 Un groupe d’extrême droite…

Drapeau japonais et drapeau étrange…

Cet évènement est apparemment souvent le point de rendez-vous de groupes d’extrême droite, adulateurs de l’empereur. Ils en profitent pour distribuer quelques tracts, rien de très méchant. La seule chose qui a attiré notre attention, ce sont les étranges drapeaux qu’une centaine de personnes brandissait aux côtés du drapeau japonais (voir la photo ci-dessus). Après quelques instants de réflexion… Oui il s’agit bien de l’île de Taïwan représentée sur ce drapeau. Le message est clair: ces personnes revendiquent l’appartenance de Taïwan au Japon. L’île de Taïwan a été une colonie japonaise pendant 50 ans, de 1895 à 1945, et les relations entre les deux pays sont parfois compliquées depuis cette séparation. À la sortie du palais, un des militants nous distribue un tract en nous affirmant « Taïwan est la propriété de sa majesté l’empereur », plus de doute quant au message porté par ce groupe. Ce genre d’évènement reste, heureusement, anecdotique.

Festival d’Automne de l’Université de Keio

23 Nov

Tout d’abord, une brève introduction et un peu de publicité : l’Université de Keio est une des universités les plus réputées du Japon, située dans le centre de Tokyo. Fondée en 1858, elle compte environ 34 000 étudiants répartis entre 9 facultés couvrant tous les domaines académiques. L’Université de Keio propose de nombreux programmes entièrement en anglais.  Il s’agissait de mon second choix après l’Université de Tokyo. Je conseille fortement aux personnes à la recherche d’un programme d’études supérieures au Japon de consulter le site de l’Université de Keio.

Emblème de l’Université de Keio

Contrairement à l’Université de Tokyo, Keio est privée. Cela implique des frais de scolarité encore plus élevés que dans une université nationale. Cependant, les bourses du gouvernement japonais peuvent également être obtenues pour une université privée, et une exonération des frais d’inscription est possible.

Le principal campus de l’Université de Keio se situe à quelques centaines de mètres de la Tour de Tokyo, en plein coeur de la ville.

Chaque année, les étudiants de l’Université de Keio organisent deux festivals, ou 祭り (まつり, matsuri). Toutes les universités organisent ce genre d’évènement, chacune se ventant d’avoir le plus grand festival. Ce sont les étudiants qui sont en charge de toute l’organisation de l’évènement . Au programme : concerts, expositions artistiques, représentations sportives, concours en tous genres, élections de Miss et Mister « université »… mais aussi conférences par d’éminentes personnalités et ateliers destinés à présenter les différents départements et leurs laboratoires.

Le festival d’automne (秋祭り, aki matsuri) se déroule sur une période de quatre jours. À cette occasion, la semaine est banalisée pour les étudiants de Keio. Ayant des amis japonais qui étudient dans cette université, je m’y suis rendu pour la journée d’ouverture. Le soleil était au rendez-vous: 21°C en cette fin de mois de novembre…

Les vidéos Vodpod ne sont plus disponibles.

Le festival est l’occasion pour les étudiants de Keio de se produire sur scène et de mettre en valeur leurs talents artistiques. J’ai vraiment été étonné par la qualité de toutes les représentations et expositions. Une dizaine de scènes de tailles diverses, en intérieur ou en extérieur, étaient réservées aux groupes de musique. Tous les genres étaient représentés : pop, rock, jazz, métal, j-pop, classique… Et je dois avouer que le niveau était vraiment élevé. Je n’ai pas pu filmer beaucoup de concerts mais voici un bref aperçu :

Enfin, comme on est au Japon, il fallait bien un show de danse! C’est apparemment le genre d’évènement le plus populaire dans ces festivals. Un collectif de danseurs et danseuses de l’Université de Keio s’est produit le jour où je suis allé au festival. Ils s’appellent REVOLVE. Là encore, je ne m’attendais vraiment pas à cette qualité! Le show a duré 1h30 sans aucune pause, abordant divers styles de danse : hip hop, house, break, lock, pop… Il faut garder en tête que ce sont tous des amateurs, des étudiants qui ont préparé ce spectacle pendant leur temps libre! J’ai réalisé une vidéo qui résume leur prestation, je n’ai pas pu filmer pendant 1h30…

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